Pourquoi, me direz-vous? Parce que je n'ai plus envie de le tenir. Parce que la vie est telle que.
Alors voila, je dis adieu à une période de ma vie qui n'a pas toujours été rose, pleine de rebondissements, et pleine de douleurs. Et c'est ce trop plein de douleur qui m'a poussé à souffler une dernière fois sur ce blog.
Parce que j'ai souffert pendant tout ce temps. Et pendant que je montrais des sourires, et que l'on me disait : "Je t'admire. Comment tu fais pour garder le sourire dans ces moments-la? Comment t'arrives encore à vivre, comme si de rien n'était?", je me refermais sur moi-même. Ou du moins, je n'extériorisais pas ma souffrance, ma douleur, ma peine. Je gardais ça pour moi.
Pas besoin de m'occuper de ça, alors que mes amis vont mal. Alors que celle que j'aime est torturée à cause d'un pauvre mec qui la laisse espérer, et qui finalement n'est qu'un con sans intérêt. Alors que mes frères et soeurs, même plus grands que moi, ont besoin de voir que je suis fort, et que si je peux y arriver, ils peuvent aussi tenir le coup. Je ne sais pas trop comment j'ai pu tenir aussi longtemps, ni même comment j'ai pu le cacher aux gens, mais le résultat est là.
Mais après autant de temps à souffrir en silence, et à aimer éperdumment, il y a eu cette lettre. Qui a tout changé. A ce moment-là, je n'ai pas réussi à contenir mes larmes, et elles ont coulé sur ma feuille. A tel point que j'ai dû la réécrire deux fois, pour faire en sorte que l'encre ne soit pas tachée de mes larmes. Afin qu'elle ne puisse pas voir à quel point tout ce que j'avais enduré pendant tout ce temps-là avait été difficile.
En un an et quatre mois, j'ai perdu la femme de ma vie, de très bons amis, et mon père. En un an et quatre mois, j'ai gagné la confiance de personnes de confiance, qui m'apprécient et qui pourraient en faire beaucoup pour moi. Mais le bilan au final est assez lourd, car avec tout ce que j'ai perdu, ce que j'ai gagné au change passe comme une maigre consolation. Et même s'ils sont géniaux, comme en témoigne cette soirée chez moi, samedi soir, ça ne remplacera jamais ce que j'ai perdu.
J'ai beaucoup appris, en un an et quatre mois. J'ai appris que l'amour est une souffrance perpétuelle, qu'on s'accorde pour pouvoir croire en un jour meilleur. Que le besoin que l'on a d'une personne n'est pas forcément réciproque. Que la vie que je menais n'était finalement qu'un parcours du combattant, où je suis tombé plusieurs fois de haut. Et que cette distance qui me séparait d'elle n'était finalement que ce qui m'empêchait d'être avec celle que j'aime. Et qui m'empêchera toujours, car jamais nos vies seront liées par la proximité. C'est une évidence, que j'ai pu constater avec cette lettre.
Quelques paroles me viennent à l'esprit : "Just open your eyes, don't wanna see me die... I look like I'm dead but when you look at me I'm still alive..."
C'est en quelques sortes ce que je pensais.
Seulement comment vivre si ce regard ne peut se poser sur moi, quand j'en ai besoin? C'est triste, de voir que les gens changent. Ca l'est encore plus de savoir qu'une personne change parce qu'elle a besoin de vous. Parce que c'est la seule façon pour elle de s'échapper de votre emprise. C'est dur, de voir que les gens qu'on aime et qu'on veut à ses côtés, ne le sont pas. Et que ce n'est qu'à quelques moments qu'on doit ce bonheur. Des moments, qui apparaissent comme des rêves. Des rêves éphémères.
Voilà la dernière fois que j'écris sur ce blog. J'ai le coeur noué, les larmes qui montent, le sang qui ne fait qu'un tour. Tous ces souvenirs qui remontent, et qui explosent comme un volcan en éruption. Et cette fumée est bien la plus toxique qui soit. La plus meurtrière.
J'ai envie de dire "So close, no matter how far, couldn't be much more from the heart...", car dans un sens, c'est vrai. Peu importe ce qui arrive, je serai toujours là pour elle. je lui avais promis. je crains de ne pouvoir tenir cette promesse. Et celle que l'on s'était faite lorsque nous étions ensemble. Mais c'est peut-être mieux comme ça. Après tout, ainsi va la vie. Ainsi va la mienne.
Donc voilà, un dernier mot aux gens qui passeront ici.
Matou : Merci d'avoir quand même montré le bout de ton nez quand j'ai traversé la mort de mon père, ça m'a fait plaisir. J'espère que tu arriveras à trouver ce qu'il te faut =)...
Ben & Lellex : Je vous aime mes amis. Vous avez toujours été la pour moi. Je nous aime fort >...<
Tous les gens de Jaurès : Merci à vous, vous me faites vraiment aller mieux. J'oublie toutes ces blessures accumulées, sans que j'ai pris le temps de les soigner.
Kitty : Je ne t'oublie pas. J'espère que tu vas bien. Je t'embrasse fort.
Karla : Le meilleur pour la fin... Désolé de ne pas être ce que tu voulais que je sois. Désolé d'avoir mis à mal ton coeur pendant aussi longtemps, et d'avoir monopolisé ton attention pendant tout ce temps. Tu es libre à présent. Profites-en bien...
Voilà, c'était le dernier article de ce blog, le 3 décembre 2007.
J'aimerais le terminer avec un poème, comme il a été commencé.
"Mon choix..."
Peu importe ce que tu diras,
Peut-être que tu me retrouveras.
Peu importe ce que tu feras,
Car cela reste mon choix.
Un jour tu regarderas ma maison,
Et ces souvenirs te reviendront
Comme toutes ces questions
Qui m'avaient fait perdre la raison.
Et peu importe ce qui arrivera,
Je retrouverai mon horizon,
Et j'avancerai, au rythme des saisons,
Pour accélérer ma guérison,
Et oublier toutes ces passions...
C'est mon choix, et un jour tu oublieras...
Adieu, Madnesslands...
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